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On a compté : 15 chiffres qui expliquent pourquoi votre rendez-vous psy est dans 14 mois

On a compté : 15 chiffres qui expliquent pourquoi votre rendez-vous psy est dans 14 mois
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Avertissement : cet article compile des données publiques issues de rapports officiels (Ordre des Médecins, HCFEA, Sénat, HAS, CCNE) et d'études publiées dans des revues à comité de lecture. Les chiffres cités sont à jour d'avril 2026. Toutes les sources sont référencées en fin d'article.

Vous avez tapé « TDAH adulte test » sur Google à 2h du matin. La secrétaire vous a répondu : « Le prochain créneau, c'est en septembre... 2027. »

Si ça vous parle, vous n'êtes pas seul. Pas du tout. En France, des millions de personnes suspectent un trouble neurodéveloppemental (TDAH, autisme, troubles anxieux ou dépressifs) et se retrouvent face à un mur. Un mur fait d'attente, de coûts, et parfois de découragement.

On a voulu comprendre pourquoi. On a creusé les rapports officiels, les études scientifiques, les enquêtes de terrain. Et on a trouvé 15 chiffres qui racontent une histoire que vous connaissez peut-être déjà dans votre chair, mais que personne ne vous avait encore posée noir sur blanc.

Spoiler : ce n'est pas votre faute si c'est aussi compliqué. Et non, Atypikia ne va pas remplacer votre psychiatre. Mais on peut peut-être vous aider à ne pas perdre 18 mois avant de savoir si ça vaut le coup d'en voir un.

Un calendrier ouvert sur un bureau, symbole de l'attente pour un rendez-vous psychiatrique
Photo : Eric Rothermel / Unsplash (Licence libre)

8 à 18 mois

D'attente pour un bilan en CMP

Données HAS 2024

2 millions

De Français concernés par le TDAH

info.gouv.fr / Vidal / TDAH-France

-7 ans

D'espérance de vie chez l'homme TDAH non diagnostiqué

O'Nions et al., BJP 2025

Chapitre 1 : Les psychiatres disparaissent

1. 15 psychiatres pour 100 000 habitants

C'est la moyenne nationale selon le dernier rapport de l'Ordre des Médecins (2025), relayé par Le Parisien. Quinze. Pour cent mille personnes. Pour vous donner une idée, c'est comme si un seul boulanger devait fournir du pain à tout un quartier de 6 600 personnes. Sauf que là, on parle de santé mentale, et le pain, c'est votre équilibre de vie.

Source : Ordre des Médecins, rapport 2025 / Le Parisien, 25 mars 2025

2. ×13 d'écart entre Paris et la Meuse

Tous les psychiatres ne sont pas répartis équitablement sur le territoire. Loin de là. Il y a 13 fois plus de psychiatres par habitant à Paris que dans la Meuse. Si vous vivez dans une grande ville, c'est déjà difficile. Si vous êtes en zone rurale, autant chercher un Pokémon légendaire.

Source : JIM.fr (Journal International de Médecine), mars 2025

3. 41 % des malades n'arrivent pas à voir un psychiatre

Pas 41 % des gens en général. 41 % de ceux qui ont un problème de santé mentale identifié. Près d'un sur deux n'obtient tout simplement pas de rendez-vous. C'est le résultat d'une enquête Ipsos menée pour la Fédération Hospitalière de France (FHF) en mars 2025. Et quand ils finissent par voir quelqu'un, c'est souvent leur médecin généraliste, qui fait ce qu'il peut, mais qui n'est pas toujours formé au TDAH ou au TSA.

Source : Enquête Ipsos pour la FHF, mars 2025 / Le Parisien, 25 mars 2025

4. 30 % des postes de psychiatres à l'hôpital sont vides

Vous avez bien lu. Quasiment un poste sur trois. Selon un rapport du Sénat de décembre 2025 et les chiffres du HCFEA (Haut Conseil de la Famille, de l'Enfance et de l'Âge) de février 2025, les hôpitaux publics ne parviennent tout simplement pas à recruter assez de psychiatres. Résultat : les services tournent en sous-effectif, les délais s'allongent, et les soignants qui restent s'épuisent.

Sources : Rapport du Sénat, décembre 2025 / HCFEA, février 2025

5. 15 % des postes d'internes en psychiatrie restent non pourvus

La relève ? Elle n'arrive pas assez vite. Chaque année, sur les 554 postes ouverts en internat de psychiatrie, environ 86 restent sans candidat. Ce n'est pas que les jeunes médecins sont paresseux, c'est que la psychiatrie souffre encore d'un déficit d'image et d'attractivité.

Source : SantéMentale.fr, septembre 2025

6. 40ᵉ sur 44 spécialités choisies par les étudiants en médecine

On ne va pas se mentir : la psychiatrie, dans le classement des spécialités que les étudiants en médecine rêvent de choisir, c'est un peu le Liechtenstein de l'Eurovision. Avant-dernière position (sur 44) aux ECN 2020. Et pourtant, ceux qui la choisissent finissent souvent par adorer. Comme le dit la Dr Rachel Bocher, cheffe de service au CHU de Nantes : « Quand les jeunes viennent en psychiatrie, ils sont ravis ! Beaucoup me disent en partant qu'ils envisagent de devenir psychiatres, alors qu'ils n'y avaient jamais pensé. »

Source : Docndoc.fr / CCNE (Comité Consultatif National d'Éthique), 2025

7. Âge moyen des psychiatres : 52 ans (et ça monte)

La profession vieillit, et pas qu'un peu. L'âge moyen des psychiatres en exercice est de 52 ans. En pédopsychiatrie (les spécialistes des enfants et ados), c'est encore pire : 63 ans pour les hommes, 61 ans pour les femmes. Beaucoup de ces praticiens partiront à la retraite dans les prochaines années, sans qu'on ait formé assez de remplaçants. C'est un peu comme regarder un sablier se vider en sachant qu'il n'y a pas de sable de rechange.

Source : CCNE, janvier 2025

8. 6 741 places perdues en psychiatrie en 15 ans

Le système psychiatrique français a perdu près de 7 000 places d'hospitalisation à temps complet en quinze ans. Sept mille lits en moins. C'est l'équivalent de plusieurs hôpitaux entiers qui auraient fermé leurs portes, petit à petit, sans que personne ne tire vraiment la sonnette d'alarme. Jusqu'à maintenant.

Source : Rapport parlementaire, La Fabrique des Soignants, mars 2025

Chapitre 2 : La demande explose

9. +32 % de consultations psychiatriques chez les jeunes en 2024

La demande, elle, ne baisse pas. Elle explose. Chez les adolescents et jeunes adultes, le nombre de consultations en psychiatrie dans les hôpitaux publics a bondi de 32 % par rapport aux prévisions en 2024. Le Covid est passé par là, les réseaux sociaux aussi, et une génération entière arrive à l'âge adulte avec des besoins que le système n'est pas dimensionné pour absorber.

Source : Fédération Hospitalière de France, via Docndoc.fr, mai 2025

Chapitre 3 : Le TDAH adulte, grand oublié

10. 2 millions de Français concernés par le TDAH

Environ 3 % de la population adulte est touchée par le TDAH, soit environ 2 millions de personnes en France. C'est le trouble neurodéveloppemental le plus fréquent. Et pourtant...

Sources : info.gouv.fr / Vidal.fr, mars 2024 / TDAH-France.fr

11. Moins de 1 % des adultes TDAH sont repérés

...la grande majorité passe sous le radar. Les études estiment que moins de 1 % des adultes TDAH sont effectivement diagnostiqués en France. Ça veut dire que sur 2 millions de personnes concernées, l'écrasante majorité vit avec un trouble non identifié. Certains pensent qu'ils sont « nuls », « fainéants », « désorganisés ». En réalité, leur cerveau fonctionne différemment, et personne ne le leur a jamais dit.

Source : tdah-age-adulte.fr

12. 7 ans d'espérance de vie en moins pour les hommes TDAH

Ce chiffre fait froid dans le dos. Une étude britannique publiée en janvier 2025 dans le British Journal of Psychiatry, portant sur 30 000 personnes, a montré que les hommes diagnostiqués TDAH perdent en moyenne 6,78 années d'espérance de vie. Pour les femmes, c'est encore pire : entre 6,5 et 11 ans de vie en moins. En cause : les comorbidités (anxiété, dépression, addictions), les accidents, les comportements à risque. Autant de conséquences qui pourraient être atténuées par un diagnostic et une prise en charge précoces.

Source : O'Nions et al., British Journal of Psychiatry, janvier 2025 / relayé par Le Figaro, NPR, The Guardian, CNN, New York Times

Chapitre 4 : Quand le rendez-vous coûte un bras

13. 8 à 18 mois d'attente en CMP pour un bilan

Si vous passez par le service public (CMP ou hôpital), c'est gratuit ou presque. Bonne nouvelle. Mais le délai d'attente oscille entre 8 et 18 mois en CMP, et entre 6 et 12 mois en centre hospitalier. Autrement dit, le temps d'attendre votre rendez-vous, vous aurez eu le temps de regarder l'intégrale de Game of Thrones deux fois. Avec les bonus.

Sources : TDAHFocus.com (citant les données HAS 2024) / Teddi-TDAH.com

14. 200 à 800 € pour un bilan neuropsychologique en libéral

Si vous décidez d'aller plus vite et de passer par le privé, le bilan neuropsychologique (cette évaluation cognitive approfondie qui dure entre 3 et 6 heures) vous coûtera entre 200 et 800 €, parfois plus dans les grandes villes. Et cette somme n'est pas remboursée par la Sécurité sociale, car le neuropsychologue n'est pas conventionné. Certaines mutuelles proposent des forfaits (souvent entre 100 et 400 € par an), mais c'est loin de couvrir la totalité. Bonne nouvelle tout de même : la HAS a précisé en 2024 que le bilan neuropsychologique n'est pas indispensable pour poser un diagnostic de TDAH. Le diagnostic repose avant tout sur l'entretien clinique avec un médecin formé.

Sources : APRIL, Réassurez-moi, Magnolia.fr, GoodAssur (fourchettes tarifaires) / HAS, TDAH : Diagnostic et interventions thérapeutiques, septembre 2024 / Ameli.fr (non-remboursement)

15. 80 à 200 € la consultation chez un psychiatre en secteur 2

Les psychiatres en secteur 1 (tarifs conventionnés) pratiquent des tarifs entre 55 et 62 €, remboursés à 70 % par la Sécurité sociale. Mais beaucoup de spécialistes du TDAH exercent en secteur 2 (honoraires libres), avec des tarifs qui montent de 80 à 200 € la consultation. La Sécu rembourse sur une base de 42,50 € : le reste, c'est pour votre portefeuille (ou votre mutuelle, si elle est généreuse). Selon Le Parisien, certains psychiatres montent jusqu'à 150 € la séance dans les grandes villes. Quand la demande dépasse largement l'offre, les prix suivent.

Sources : Syndicat des Psychiatres Français, grille tarifaire 2025 / Ameli.fr / Le Parisien, mars 2025

Chapitre 5 : Et maintenant, on fait quoi ?

Si vous lisez ces chiffres et que vous ressentez un mélange de colère, de découragement et de « ah ben voilà, c'est pas que dans ma tête », sachez que c'est une réaction parfaitement normale. Le système est saturé, les professionnels sont débordés, et vous, au milieu de tout ça, vous voulez juste savoir ce qui se passe dans votre cerveau.

Précisons quelque chose d'important : les professionnels de santé mentale font un travail remarquable dans des conditions souvent intenables. Les psychiatres, psychologues, neuropsychologues, infirmiers en psychiatrie, aides-soignants, tous ces gens se lèvent chaque matin pour accompagner des personnes en souffrance, avec des moyens qui ne sont pas à la hauteur de la demande. Ce n'est pas eux le problème. C'est le système qui ne leur donne pas les moyens de vous aider aussi vite que vous en auriez besoin.

Où se situe Atypikia dans tout ça ?

Atypikia ne remplace personne. On ne pose aucun diagnostic. On ne prescrit rien. On n'est pas médecin, on ne prétend pas l'être, et on ne le sera jamais.

Ce qu'on fait, c'est simple : on vous propose de passer des questionnaires cliniques reconnus (les mêmes que ceux utilisés par les professionnels de santé : ASRS pour le TDAH, RAADS-R pour le TSA, PHQ-9 pour la dépression) et on vous fournit une analyse structurée de vos réponses sous forme d'un rapport PDF détaillé.

Pourquoi ? Pour trois raisons.

D'abord, pour vous. Si vous avez des doutes, vous méritez une première réponse. Pas dans 14 mois. Pas pour 600 €. Maintenant, pour le prix de deux cafés. Si vos résultats suggèrent un profil atypique, vous saurez qu'il est pertinent d'aller plus loin avec un professionnel. Et si vos résultats sont rassurants, vous aurez économisé du temps, de l'argent, et de l'énergie émotionnelle.

Ensuite, pour les professionnels. Un psychiatre qui reçoit un patient avec un dossier déjà structuré (résultats de tests standardisés, profil préliminaire clair) gagne un temps précieux. Au lieu de partir de zéro, il peut se concentrer sur ce qu'il fait de mieux : l'entretien clinique, l'analyse fine, la pose du diagnostic. Les médecins sont surbookés. Si on peut leur faire gagner ne serait-ce que 30 minutes par patient, ce sont d'autres patients qui pourront être vus plus tôt.

Enfin, pour le système dans son ensemble. Aujourd'hui, des personnes attendent des mois pour un rendez-vous qui aboutira parfois à la conclusion qu'elles n'ont pas de trouble neurodéveloppemental. Ce n'est la faute de personne : les symptômes du TDAH peuvent ressembler à ceux du stress chronique, du burnout, de l'anxiété. Mais pendant que ce patient occupait un créneau, une autre personne qui avait réellement besoin d'un diagnostic attendait encore. Atypikia permet de qualifier la demande en amont : aider les gens à savoir si leur démarche a de bonnes chances d'aboutir avant de solliciter un système déjà saturé.

Notre ambition tient en une phrase : faire en sorte que quand vous verrez enfin votre médecin, ni vous ni lui n'aurez perdu de temps.

Ce que nous ne ferons jamais

On tient à être transparents, parce que dans le domaine de la santé mentale en ligne, il y a du bon et du moins bon. Voici ce qu'Atypikia ne fait pas et ne fera jamais :

  • Nous ne délivrons aucun diagnostic médical. Seul un médecin (psychiatre ou neurologue) est habilité à le faire.
  • Nous ne prescrivons aucun traitement.
  • Nous ne nous substituons pas à un entretien clinique.
  • Nous ne prétendons pas que nos résultats sont suffisants pour conclure quoi que ce soit de définitif.
  • Nos analyses sont un outil d'orientation, pas une fin en soi.

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Nos tests sont gratuits. Seule l'analyse IA détaillée (rapport PDF) est payante.

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Conclusion

Ces 15 chiffres ne sont pas là pour vous décourager. Ils sont là pour nommer ce que beaucoup d'entre vous vivent sans avoir les mots : l'attente, le coût, le sentiment d'être invisible dans un système qui vous demande de patienter alors que vous n'en pouvez déjà plus.

Atypikia n'est pas la solution miracle. C'est juste une première marche. Une première réponse, structurée et documentée, pour vous aider à décider de la suite. Le reste, c'est entre vous et un professionnel de santé. Mais au moins, quand vous y serez, vous y arriverez mieux armé.

Atypikia est une plateforme indépendante de pré-dépistage des troubles neuroatypiques. L'équipe Atypikia croise données officielles (Ordre des Médecins, DREES, Ameli) et réalités de terrain pour documenter l'état de la santé mentale en France. Atypikia n'est ni un dispositif médical, ni un cabinet, ni un substitut à un avis clinique.

Sources complètes (16 références)
  1. Ordre des Médecins, rapport sur la démographie médicale, 2025 [lien].
  2. Le Parisien, « La situation est très dangereuse : déserts médicaux, les psychiatres aussi », 25 mars 2025.
  3. JIM.fr, « Santé mentale : un accès aux soins très dégradé », mars 2025.
  4. Enquête Ipsos pour la Fédération Hospitalière de France (FHF), mars 2025 [lien].
  5. Rapport du Sénat sur la psychiatrie publique, décembre 2025 [lien].
  6. HCFEA, « Rapport Pédopsychiatrie et santé mentale », février 2025 [lien].
  7. SantéMentale.fr, « Internes en psychiatrie : 15 % des postes restent vacants en 2025 », septembre 2025 [lien].
  8. CCNE (Comité Consultatif National d'Éthique), alerte sur le secteur psychiatrique, janvier 2025 [lien].
  9. La Fabrique des Soignants, rapport parlementaire, mars 2025.
  10. Fédération Hospitalière de France, données sur les consultations psychiatriques, via Docndoc.fr, mai 2025.
  11. Info.gouv.fr, « Connaissez-vous le TDAH ? » / Vidal.fr, « TDAH : repérer et suivre efficacement », mars 2024 / TDAH-France.fr.
  12. Tdah-age-adulte.fr, « Prévalence et politique ».
  13. O'Nions et al., « Life expectancy and years of life lost for adults with diagnosed ADHD in the UK », British Journal of Psychiatry, janvier 2025 [lien].
  14. HAS, « TDAH : Diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents », septembre 2024 [lien].
  15. Syndicat des Psychiatres Français, grille tarifaire 2025 / Ameli.fr, tarifs et remboursements des consultations spécialistes.
  16. APRIL, Réassurez-moi, Magnolia.fr, GoodAssur : comparatifs des tarifs de bilans neuropsychologiques.
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